Trésor enfoui...
Des semaines que je le cherchais...
J'ai même fouillé chez mes parents...
Mais non, il était chez moi!
Je crois que mes trésors, je sais bien les cacher :)
Je vous en montre qu'un petit bout...
Vous vous doutez qu'Hitomi va bientôt remontrer le bout de son nez!! Enfin... je vous demande un peu de patience parce qu'en ce moment, c'est un peu coton pour moi de passer du temps devant mon ordi à préparer de longues notes!
Les rendez-vous d'Hitomi - 6
Parce que c’est l’époque de leur floraison, parce qu’ils sont d’une importance primordiale au Japon, nous allons parler cette semaine des cerisiers du Japon, ou Sakura.
La floraison des cerisiers est la période la plus appréciée
de l'année de nombreux japonais. A l’époque de la floraison d’ailleurs, des bulletins
météo spéciaux sont présentés et suivis par une grande partie de la population.
Lorsque la floraison est à son pic, de nombreux rassemblements - connus sous le nom de Hanami, qui signifie littéralement: coutume d'admirer les fleurs- ont lieu: les
japonais apprécient de flâner et se reposer dans les parcs et admirer la vue
douce et aérienne des fleurs de cerisiers. Cette semaine de floraison correspond
d’ailleurs à la période de rentrée scolaire, au début de l’année fiscale…
(Tissu exposé lors de l'exposition "Les Rouges de Kyoto à Paris l'automne dernier)
La symbolique de la fleur est forte : du fait qu’elle soit à l’origine de rassemblements et de fêtes, elle revêt une notion d’amour, d’affection, etc… Et par son côté éphémère, la fleur symbolise la vie de l’homme et sa mort. De cette façon de voir les choses, la floraison des cerisiers est associée au concept difficilement traduisible de « Mono no Aware », la sensibilité de l’éphémère : un émerveillement très fort qui se fâne rapidement, un cycle en somme…
(image trouvée sur kazeo.com)
En raison de cette symbolique très forte, le motif de la fleur du cerisier est très prisé dans l’art sous toutes ses formes : peinture, couture, manga, cinéma. Tout artiste, connu ou pas, mettra en scène la fleur du cerisier tellement celle-ci est imprégnée dans la culture nippone.
(Peinture d'Hiroshige, qui inspira énormément Van Gogh dans ses essais de "Japonaiseries")
Cette fois, j’ai à nouveau trouvé le kanji, un seul compose le mot :
桜
A gauche, on trouve le symbole de l’arbre et à droite, sont « représentés » les colliers portés par la mère et l’enfant. La signification du kanji donne « l’arbre dont la couleur évoque une peau de bébé »…
On pourrait dire encore beaucoup de choses sur la fleur du cerisier qui fascine littéralement les japonais… Il paraîtrait par exemple que la famille royale japonaise descend du cerisier… la première princesse serait tombée des cieux d’un cerisier… Il paraîtrait aussi que la fleur était peinte sur la carlingue des avions kamicazes lors de la 2nde guerre mondiale pour souligner l’acte courageux et éphémère des soldats…
(photo prise par moi, 17 avril 2005)
Je n’ai jamais eu l’occasion d’aller admirer les cerisiers du Japon sur place, mais j’ai été à San Francisco lors de la période des « Cherry Blossoms » (floraison des cerisiers) et c’est vrai qu’il se dégage une atmosphère apaisante, un doux parfum, une belle ambiance…
A bientôt !
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Suite au rendez-vous sur les Kokeshis, Carole a décidé de nous montrer les siennes. Allez donc faire un petit tour chez elle, Azumi est toute mignonne!
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Précision suite à la remarque de Sitelle: les cerisiers prisés des japonais sont de la catégorie des Prunus serrulata, son fruit n'est pas comestible
Les Rendez-vous d'Hitomi - 5
Pas trop de temps cette semaine, donc je vous fais découvrir brièvement un artiste:
Yuken Teruya
....qui découpe les emballages les plus insolites pour les transformer en poésie. Voyez plutôt:
Son site web: Yuken Teruya
A bientôt!
4ème rendez-vous avec Hitomi
Aujourd'hui, on apprend et on s'en met plein les yeux (enfin, on... au moins moi!!) car nous allons parler...
Kokeshi...
un mot que nous connaissons toutes! En fait, je suis un peu en retard pour fêter les kokeshi, car le jour de la fête des poupée,Hina Matsuri c'est le 3 mars au Japon...
La légende voudrait que les kokeshis soient apparues selon un rituel fétichiste, pour symboliser les bébés non désirés qui étaient tués à la naissance. Mais ceci dit, même si les infanticides étaient pratique courante jusqu'au 20è siècle, rien ne prouve cette légende.
Comme à mon habitude, j'ai essayé de déchiffrer le mot Kokeshi
小芥子
Ko-Ke-Shi
- Le "Ko" du début signifie petit (on le retrouve d'ailleurs très souvent en terminaison des prénoms japonais féminins)
- Le "Shi" final signifie poupée
- ... et le "Ke" n'est pas un kanji répertorié... Ah bon??
En fait, le mot Kokeshi est un mot récent (année 60) qui trouve son origine dans un patois japonais du Nord du Japon. Son écriture est donc plus phonétique et nous nous trouvons face à des kanjis ateji. Cela signifie qu'on utilise les kanjis pour leur son et non pour leur signification... D'ailleurs, il existe au moins 4 écritures différentes en kanji pour écrire Kokeshi! Du coup, pour s'entendre sur l'écriture, il a été decidé que le mot s'écrirait en Hiragana (Sitelle, interro surprise, quand utilise-t-on les hiraganas?):
こけし
Mais revenons à nos poupées. Traditionnellement, les kokeshis sont des poupées en bois (cerisier, cornouiller, érable japonais) fabriquées à la main. Leur corps est un cylindre basique, il est rehaussé par une tête relativement grosse. La particularité des kokeshi est que les mains et les pieds ne sont pas représentés. Leur corps est généralement paint en rouge, noir ou de temps en temps en jaune et leur habit est agrémenté de fleurs. Dans les kokeshi traditionnelles, il existe 11 types différents de kokeshi, selon leur lieu de fabrication. La plus répandue est celle de la région de Naruko (une région nord du japon) où 80 tourneurs de bois fabriquent des kokeshis. Normalement, chaque Kokeshi est signée.
Depuis 1945, les "Kokeshis modernes" se sont développées, elles sont plus colorées et plus stylisées. Et finalement, aujourd'hui, ce sont ces dernières qui rencontrent le plus de succès partout dans le monde.
Des fois que vous en doutiez, j'aime les kokeshis. Et j'avais demandé à Mme Au Tour du Lin de me confectionner un sac-à-dos avec une Kokeshi dessus. Je connais son travail, son talent, sa rigueur et... c'est une merveille que j'ai reçue. Je ne vous en montre qu'un petit bout, mais vraiment... WOW, j'ai le plus beau sac!!
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui! A bientôt!
3ème rendez-vous avec Hitomi
Cette semaine, nous reparlons crochet avec Hitomi car mes recherches et déchiffrages ont été fructueux et voila.... le petit lexique de la crocheteuse, complètement inutile, mais... tadam quand même :)
Si vous remarquez, il y a un kanji* qui revient tout le temps, c'est celui-ci:
On retrouve le fil à gauche et à droite, la porte avec ses inscriptions (genre nom du propriétaire des lieux...): L'inscription a été rédigée, travailler et travailler le fil... et bien ça revient à tricoter!
Y'a pas à dire, c'est intéressant, mais c'est pas vraiment intuitif comme language!
* Les kanjis sont un des 3 ensembles qui constituent la langue japonaise. Ils sont empruntés au chinois. Les 2 autres ensembles sont les katakanas, principalement utilisés pour écrire les mots d'origine étrangère (anglais principalement) et les hiraganas, qui marquent la structure grammaticale de la phrase...
A la semaine prochaine!
2ème Rendez-vous avec Hitomi...
Cette semaine, nous allons parler de Chiyogami...
Créé par Vaneea
Chiyogami est un mot inventé pour décrire les motifs graphiques et répétitifs qui étaient transcrits sur le papier pendant l'ère Edo (1600-1868). A l'origine, ces motifs étaient d'abord gravés sur des blocs de bois et apposés comme des tampons sur le papier. Ils étaient principalement destinés à créer des poupées en papier et des petits accessoires. Au 20ème siècle, ces motifs ont commencé à être sérigraphiés.
On peut trouver le même genre de motifs sur tissu (pour les kimonos notamment), on ne parle plus de Chiyogami dans ces cas-là mais de Yuzen. Actuellement, les motifs sont tellement proches que l'on utilise principalement le mot Chiyogami.
J'ai trouvé ces infos grâce à CharliePop, qui avec plusieurs graphistes, a mis en place le "Chiyogami Monday", il en est même sorti un magazine online. On peut en feuilleter un exemplaire ici. Le sujet donné était l'oiseau, Kotori en japonais, ça vaut le détour.
Créé par Lilifairy
Et puis, comme ça m'amuse, j'ai cherché et j'ai tenté de déchiffrer les kanjis qui forment le mot Chiyogami... et mes trouvailles ne font pas très sens!
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千 |
代 |
紙 |
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Chi |
Yo |
Gami |
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1000 |
idée d'hérédité |
Papier |

Mais bon, on retiendra que Gami concerne l'art du papier et on pense forcément à l'origami, ori signifiant le pli...
Voili, c'est fini pour aujourd'hui! A la semaine prochaine Hitomi!
1er Rendez-vous avec Hitomi...
Certes, il y a l'engouement actuel pour le Japon...
... Mon engoument à moi a commencé il y a une quinzaine d'année quand on m'a donné le choix entre l'allemand et le japonais comme 3ème langue, j'ai choisi le 2ème et depuis... j'ai tout oublié!
Mais la langue, la culture nippone me fascinent, d'où l'idée de ses petits rendez-vous en compagnie de Hitomi
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Comme nombre de crocheteuses actuelles, j'ai craqué pour un livre en japonais. J'ai choisi celui-ci:
Val, la petite fleur doit avoir un petit air familier normalement...
Et je me suis plongée dans le déchiffrage de certains kanji, notamment, celui-ci:
Et celui-ci
Le dessin représente à gauche le métal dans lequel est fondue l'aiguille (le tas de métal à gauche et l'aiguille à droite).
C'est quand même rigolo, de penser qu'ils ont "bâti" leur écriture à base d'images, non, même si au final, le kanji est très éloigné de l'image inspiratrice?
Non, bon, tant pis! Je retourne m'amuser toute seule alors :)
A la semaine prochaine Hitomi!































